Appel à un retrait massif du droit à l’image : mobilisons-nous pour soutenir les éditeurs visuels !
Ils et elles font partie de nos équipes, dans les locales d’ICI : les journalistes éditeurs visuels des matinales filmées ont appris qu’ils allaient perdre leur travail à la fin de la saison. France Télévisions et Radio France ont décidé, pour des raisons budgétaires, de se passer de leurs services. Ils sont donc laissés sur le bord du chemin sans ménagement et sans indemnités.
Ce 9 mars, les matinales filmées vont reprendre partout, au retour de la dernière zone en vacances. Un moment particulièrement difficile pour nos éditeurs visuels qui retrouvent leur travail tout en sachant que la fin de leur contrat approche et en faisant le constat amer que France Télévisions se désintéresse totalement de ce qu’ils font au quotidien.
Nous qui perdons des collègues, présents à nos côtés depuis des années, devons manifester notre solidarité. Le SNJ appelle donc à la mobilisation des équipes (rédactions, mais aussi programmes) autour d’un mouvement massif de retrait du droit à l’image. Cela concerne les matinaliers (CDI et CDD), mais aussi tous ceux, reporters ou chroniqueurs, qui refusent désormais que leur image soit associée à ce démantèlement de la matinale filmée.
La méthode est simple et déjà éprouvée. Il y a trois ans, votre mobilisation avait déjà permis de faire reculer Edenpress, l’employeur des éditeurs visuels que l’entreprise ne voulait pas conserver au-delà de trois ans.
En cette période électorale, le but est de faire pression sur les deux entreprises, tout en informant nos auditeurs et l’Etat de ce qui se passe en coulisses pour ces journalistes qui participent au service public de l’information et dont aujourd’hui on veut se débarrasser.
Car si Radio France et France Télévisions promettent d’accompagner au mieux les éditeurs visuels, ne soyons pas dupes : ce mode de sous-traitance des matinales filmées, via une agence de presse audiovisuelle et des contrats precaires (CDDU), a été choisi sciemment afin de pouvoir tout arrêter du jour au lendemain, sans avoir à en gérer les conséquences sociales.
C’est pourquoi le SNJ a toujours dénoncé ce fonctionnement, particulièrement choquant venant de deux entreprises de service public.
Comment faire pour retirer son droit à l’image ?
Il suffit d’envoyer au mail à votre hiérarchie lui indiquant qu’à compter de ce jour, vous retirez votre droit à l’image. Ne vous laissez pas influencer par des cadres qui vous diraient que les règles ont changé et que ce n’est désormais plus possible. Il n’en est rien, car la nouvelle règle plus contraignante pour les salariés n’est pas encore applicable : elle est toujours en examen au niveau du CSE central, dont les élus ont obtenu devant la justice que Radio France apporte toutes les précisions nécessaires sur son projet.
Ce mouvement de retrait du droit à l’image est une première étape. Si Radio France et France Télévisions ne proposent pas de réelles solutions à la cinquantaine d’éditeurs visuels qui travaillent sur les matinales filmées, le SNJ n’hésitera pas à aller plus loin dans l’accompagnement juridique des éditeurs pour faire valoir leurs droits, et aussi dans la mobilisation des équipes de Radio France pour les défendre.
